Entre les lignes « Le Faiseur de parapluie »

La chanson traite de façon imagée du réchauffement climatique.

En 2006, au moment d’écrire cette chanson, je voyageais pour la première fois au Moyen-Orient. J’étais frappé par la triste beauté des paysages d’Iran, de Syrie ou encore du Pakistan, burinés par le soleil et fouettés par les vents poussiéreux.

Le concept du changement climatique était déjà bien présent dans mon esprit. Mes voyages dans ces régions désertiques m’apparaissaient alors comme une sorte de projection vers le futur.

D’une façon moins évidente, la chanson fait également référence à l’évolution de notre société, qui tend à céder à la facilité de s’approvisionner auprès des seuls grands centres commerciaux, entraînant le déclin progressif des vieux métiers et des petits commerces.

Mon père, et avant lui mon grand-père, étaient artisans tapissiers.

Le tapissier travaille avec d’autres métiers artisanaux tels que les menuisiers, les ébénistes. C’est donc tout un réseau qui collabore en harmonie.

À la mort de mon père, mon « petit » frère à peine majeur prit la courageuse décision de perpétuer ce noble métier. ll s’agit bien de courage, car mon père et ses confrères de l’époque souffraient déjà d’une érosion flagrante de clientèle, attirée par le tout-beau-tout-neuf.

Longue vie à tous les « petits » faiseurs de parapluie !

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