« Voyons-y comme un commencement
La vie s’étale, un rien banale
À nous d’en tracer les tournants
N’y voyons pas un point final
Tout juste un d’interrogation
Où me mènera demain ?
Je n’en sais rien…
.
Je plie mes valises, range mes chemises
Mon auto blindée comme un char
Le monde s’effondre, poignées d’secondes
Mes yeux s’embuent et je démarre
Et je file et fonce à vive allure
Pas le temps de penser mes blessures
Sûr, m’attend un ciel azur
Pur, le parfum des fruits mûrs de cette rupture
.
Je m’enthousiasme puis je regrette
C’est tout Picasso dans ma tête
C’est moins grisant cet inconnu
Quand on sait qu’on ne reviendra plus
Je suis tout patraque, le bide en vrac
Pas le cœur à tourner les serviettes
Le doute me frappe comme une grande claque
Ébranle mes plans sur la comète »
