« Rupture » a été écrite en juillet 2004.
Jeune actif, je vivais alors à Rennes, en colocation avec des personnes de diverses nationalités. Mes déménagements successifs et cette nouvelle « Auberge Espagnole » me rappelèrent la parenthèse de mes études à l’étranger. Et je sortis ma guitare.
Quelques années plus tôt, donc, j’étudiai en Espagne grâce aux échanges universitaires Erasmus.
J’aurais pu rester tranquillement à Beauvais, où j’avais trouvé mon équilibre.
Cette décision de « rompre » avec la facilité avait été dure à prendre.
La Raison me faisait penser qu’étudier à l’étranger serait une expérience enrichissante, mais au fond j’étais terriblement angoissé.
Une foule de questions s’agitaient dans ma tête, sans réponses.
J’acceptai le grand saut.
Je partis en voiture de mon village natal, dans l’Aube.
1500km, 2 jours de route seul avec mes fantasmes et avec mes doutes.
Valencia !
Son climat, ses nuits endiablées dans les petits bars Calle de los Caballeros, ses tapas dans le quartier populaire de Benimaclet, ses bains de minuit et ses levers de soleil sur la mer…
Je me liai d’amitié avec des personnes de toutes cultures. Une expérience tellement épanouissante !
J’ai depuis toujours cherché à explorer la nature humaine, à travers notamment mes voyages à l’étranger. Et je vis aujourd’hui en famille dans le sud de l’Espagne, 20 ans après Valencia.
« Rupture » ne parle donc pas spécifiquement d’une rupture amoureuse, mais de toute grande décision que l’on peut être amené à prendre (ou pas ?) dans sa vie. On pense avoir beaucoup à perdre à tout chambouler, mais on a peut-être aussi beaucoup à y gagner !
Qui sait vraiment ?
Comme disent Bigflo et Oli : « Mieux vaut vivre avec des remords qu’avec des regrets. C’est ça le secret ».
